Par Babou Biram FAYE
Le Sénégal est-il engagé dans un deal de 7,75 Milliards de dollars ( 4650 milliards de Francs CFA?) avec l’Emirati Khaldoon Al MUBARAK, homme d’affaires et propriétaire du club anglais Manchester City… sans que son peuple ne soit informé ? C’est la grave révélation faite par le journaliste Madiambal Diagne (dont la personne nous importe peu). Mais, le pétrole, le gaz, les infrastructures, les logements sont des secteurs stratégiques de notre pays. Des ressources nationales. L’avenir du Sénégal. Et pourtant… silence total.
Le vrai problème n’est même plus la révélation. C’est l’absence de réaction.
Face à une affaire aussi grave, aussi sérieuse, le Gouvernement ne peut pas se taire. Le peuple veut savoir. Le peuple doit comprendre. Le peuple exige la vérité.
Et ce n’est pas un cas isolé. Le « Financial Times » a déjà parlé d’une transaction de 650 millions de dollars. Là aussi : silence. Là aussi : aucune explication claire. Alors, combien d’autres opérations ont été faites dans l’ombre ? Trop, c’est trop.
Le pétrole et le gaz du Sénégal ne sont pas des biens privés. Ce sont des richesses nationales. Elles appartiennent à tout le peuple sénégalais. Elles ne peuvent pas être négociées « en cachette ». On doit, obligatoirement, répondre aux questions suivantes. Oui ou non : Y a-t-il eu des négociations ? Des engagements ont-ils été pris ? Le Sénégal est-il déjà lié ?
Le silence n’est plus acceptable. Au nom de la rupture tant vantée. On ne peut pas promettre la transparence……et gouverner dans l’opacité. Le peuple sénégalais mérite mieux. Le message est clair: Cette fois-ci, le silence n’est pas permis, car, il s’agit de questions d’intérêt national.
BBF
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…. PROFIL
KHALDOON AL MUBARAK, HOMME D’AFFAIRES ÉMIRATI
L’homme-système derrière Manchester City
Par Babou Biram Faye
Il a investi lourdement dans le sport, mais, réduire Khaldoon Al Mubarak à son rôle de président de Manchester City serait une erreur d’analyse. Une faute même. Car l’homme ne se limite pas au football. Il en dépasse largement les frontières. Il redéfinit même les contours.
Khaldoon Al Mubarak est d’abord un homme du pouvoir. Dans l’architecture politique des Émirats arabes unis, où l’influence se joue moins dans les titres que dans la proximité, il appartient au cercle restreint de ceux qui exécutent la vision stratégique de l’État. Proche de Mohammed bin Zayed Al Nahyan, il agit comme un relais discret mais déterminant entre décision politique et déploiement économique. Il ne parle pas beaucoup. Il agit.
À la tête de Mubadala Investment Company, il pilote des investissements colossaux à l’échelle mondiale. Énergie, technologies, infrastructures : les secteurs qu’il supervise dessinent une cartographie de la puissance moderne. Mubadala n’est pas une simple structure financière. C’est un bras stratégique. Et Khaldoon, son opérateur.
Dans ce dispositif, Manchester City n’est pas une anomalie. C’est une extension. Un outil. Depuis 2008, il a transformé ce club en une machine à gagner, froide, méthodique, presque implacable. Mais, au-delà des trophées, il a surtout construit un modèle. Avec le City Football Group, il déploie un réseau global (de New York City FC à Girona FC) où circulent talents, données et influence. Le football devient alors une plateforme. Une interface entre image, business et géopolitique.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Dans un monde où la puissance ne se mesure plus seulement en ressources naturelles ou en capacités militaires, les Émirats ont choisi une autre voie : celle de l’influence. Le sport, et particulièrement le football, en est l’un des vecteurs les plus efficaces. Khaldoon Al Mubarak est l’homme qui rend cette stratégie opérationnelle. Il transforme un club en marque mondiale, une équipe en symbole, une victoire en message.
Face à lui, les critiques s’accumulent. Accusations de contournement des règles, tensions avec la Premier League, soupçons de “sportswashing”. Mais Khaldoon ne s’inscrit pas dans le débat. Il s’inscrit dans le temps. Là où d’autres réagissent, lui, construit. Là où d’autres expliquent, lui, avance.
Ce qui le distingue profondément, c’est sa nature hybride. Il n’est ni un simple dirigeant sportif, ni un homme d’affaires classique, encore moins un politicien traditionnel. C’est tout cela à la fois. Un profil du XXIe siècle. Un homme-système. Un point de convergence entre les logiques de pouvoir, d’argent et d’influence.
Khaldoon Al Mubarak ne dirige pas seulement Manchester City. Il incarne une transformation du football mondial. Un basculement silencieux mais profond, où les clubs deviennent des instruments, les compétitions des vitrines, et les dirigeants… des stratèges globaux.
Et dans ce nouvel ordre, il ne fait aucun doute : il n’est pas un acteur parmi d’autres. Il est l’un de ceux qui écrivent les règles.Et ces règles semblent s’éclipser jusqu’aux rives du Sénégal. Et tout cas, c’est ce qui a été révélé. Vrai ou faux? On attend de voir!
BBF










