Babou Biram FAYE
Le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Aliou Gori Diouf, a reçu, ce vendredi 18 septembre 2026, Mme Catherine Phuong, Représentante résidente par intérim du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), accompagnée de M. Khatary Mbaye, Chef par intérim de l’équipe Environnement, et de Mme Ndèye Fatou Guène, Team Leader de l’Unité Environnement et Changement climatique.
Cette audience, sollicitée par la Représentante résidente par intérim, s’inscrit dans le cadre d’une rencontre à la fois de courtoisie, d’introduction et de travail. Elle a permis aux deux parties de passer en revue le portefeuille des interventions du PNUD dans le secteur de l’environnement et de la transition écologique, les résultats enregistrés, les difficultés rencontrées ainsi que les perspectives de coopération.
Accélérer l’exécution des projets
Les échanges ont notamment porté sur la nécessité d’améliorer la célérité dans la mise en œuvre des projets, en particulier au niveau des procédures de passation des marchés.
Le PNUD a relevé la forte sollicitation de la Cellule de passation des marchés du ministère et la nécessité de renforcer ses capacités afin d’éviter que les contraintes procédurales ne ralentissent l’exécution des programmes. L’expérience de certaines structures disposant de leurs propres dispositifs de passation a également été évoquée.
Sur ce point, Dr Aliou Gori Diouf a pris l’engagement de renforcer les capacités de la cellule et d’accélérer les procédures, avec notamment la recherche de mécanismes permettant de mettre en place un dispositif de type «Fast Track», dans le respect des règles et procédures applicables.
Cette orientation répond à un objectif clairement affiché : transformer plus rapidement les financements mobilisés en résultats concrets sur le terrain.
Un portefeuille diversifié
La rencontre a également permis de faire le point sur plusieurs projets actuellement mis en œuvre ou en préparation avec l’appui du PNUD.
Il s’agit notamment du projet d’Adaptation basée sur les Écosystèmes (AbE) pour des ressources naturelles et des communautés agropastorales résilientes dans la Réserve de biosphère du Ferlo et le Plateau de Thiès ; du programme BIOFIN consacré au financement de la biodiversité ; du projet d’appui à la mise en place de pôles de développement résilients et de préservation de la biodiversité ; ainsi que du projet PNA-GCF visant à mettre en cohérence la planification nationale et infranationale de l’adaptation au Sénégal.
Le portefeuille comprend également le renforcement des capacités techniques du secteur de la réfrigération dans le cadre de la mise en œuvre de l’Amendement de Kigali, l’appui au développement des aires protégées pour la conservation de la biodiversité et le projet consacré aux solutions durables à la pollution plastique.
Un nouveau projet d’un montant de 10 millions a, par ailleurs, récemment été approuvé. Son processus de formulation a démarré en collaboration avec la Direction en charge des changements climatiques. Il vise notamment à promouvoir des solutions durables face aux inondations, à travers des mécanismes de captage des eaux excédentaires susceptibles de soutenir des activités agricoles.
Mieux coordonner les interventions
Les deux parties ont également reconnu l’intérêt d’une meilleure cartographie des interventions des différents partenaires afin de prévenir les duplications, identifier les insuffisances et optimiser l’impact des financements.
Cette démarche apparaît d’autant plus importante que le secteur environnemental mobilise aujourd’hui plusieurs instruments et partenaires techniques et financiers.
Le PNUD a rappelé son accompagnement du Sénégal dans la mobilisation de ressources auprès de différents mécanismes, notamment le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), le Fonds vert pour le climat (FVC) ainsi que dans le cadre de coopérations bilatérales, notamment avec la Belgique et le Canada.
Cap sur les nouveaux financements verts et bleus
Au-delà des projets en cours, la rencontre a ouvert des perspectives sur les opportunités offertes par les différents mécanismes de financement liés à l’environnement et au climat : fonds verts, fonds bleus, fonds climat, financements dédiés à la biodiversité, mécanismes liés au marché carbone, entre autres.
Pour Dr Aliou Gori DIOUF, l’enjeu est désormais de renforcer la convergence entre les acteurs publics et financiers afin de mieux structurer et financer les projets environnementaux.
Cette dynamique devra notamment s’appuyer sur une meilleure articulation avec des institutions telles que le FONGIP et le FONSIS, afin de faciliter le passage de projets environnementaux et climatiques vers des mécanismes de financement adaptés.
Une nouvelle dynamique de coopération
Au terme de la rencontre, les deux délégations ont salué la qualité des échanges et réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération.
Pour le Ministre de l’environnement et de la Transition écologique, l’enjeu est désormais double : accélérer l’exécution des projets déjà engagés et mieux préparer les nouveaux programmes susceptibles de mobiliser des ressources internationales au service des priorités environnementales du Sénégal.
L’ambition est de faire du financement climatique, de la biodiversité et de la restauration des écosystèmes des leviers concrets de résilience et de développement durable.
Babou Biram Faye
CT/COM/METE









