Par Mbaye Diouf, ancien conseiller à la Présidence de la République
Ce 17 juillet 2025 marque un tournant historique dans les relations militaires entre la France et le Sénégal. Une longue page se tourne, riche en souvenirs, en événements et en enseignements.
Parmi ces moments forts, il en est un qui illustre parfaitement la coopération étroite entre les deux pays : celui du 1er octobre 2009. Ce jour-là, Dakar, en plein chantier de rénovation, est secouée par un incendie à l’immeuble Tamaro, qui abritait alors le siège de l’ANOCI.
Alerté que son fils, Monsieur Karim Wade — président de l’Association nationale pour l’Organisation de la Conférence Islamique —, se trouvait coincé dans un ascenseur bloqué par les flammes, le Président Abdoulaye Wade quitte en urgence son bureau pour se rendre sur place.
Toute la Présidence suit, unie et solidaire.
La Première Dame, Mme Viviane Vert Wade, informée de l’incident, s’y rend elle aussi, à pied, avec calme et dignité.
Sur place, vers 14 heures, on retrouve sur place le ministre de l’intérieur Cheikh Tidiane Sy Cheikh Tidiane Sy et son équipe, mobilisés pour coordonner les opérations de secours.
L’enjeu : évacuer rapidement toutes les personnes piégées dans l’immeuble et limiter les dégâts.
Grâce à une intervention rapide et efficace du Groupement national des sapeurs-pompiers du Sénégal, épaulé par les militaires français de la base de Dakar, le sinistre est maîtrisé. Plus de peur que de mal : tous les occupants, dont Karim Wade, sortent sains et saufs.
Ce fut un moment fort, une véritable leçon d’efficacité et de solidarité. Une image puissante de la coopération entre les forces sénégalaises et françaises, inscrite dans la mémoire collective.

Aujourd’hui, alors que les derniers militaires français quittent définitivement le territoire sénégalais, il est juste de saluer ces pages de notre histoire commune.
Une cérémonie officielle aura lieu à la base militaire de Ouakam, haut lieu symbolique, qui a vu naître la charismatique Ségolène Royal, figure emblématique de la politique française.
En ce jour d’au revoir, permettez-moi de rendre hommage aux militaires français pour les nombreux services rendus au peuple sénégalais.
Chapeau bas à tous, y compris aux Sénégalais qui ont, dans la discrétion et le professionnalisme, contribué au succès de cette mission.
Une page se ferme, mais les souvenirs, eux, demeurent.