Dans une note interne relayée par le quotidien Libération, le directeur général de la RTS, Pape Alé Niang, a annoncé l’apurement intégral des arriérés dus au personnel au titre de la période 2022-2024. Cette décision concerne notamment les reliquats d’ordres de mission, les cotisations à la Coopérative d’habitat, à la Mutuelle sociale des travailleurs, ainsi que les droits liés au repos.
S’agissant de l’Institution de prévoyance maladie (IPM), un acompte jugé significatif a déjà été versé. La direction générale s’est, par ailleurs, engagée à solder le reliquat à travers un moratoire. Selon la RTS, cette opération s’inscrit dans une dynamique de redressement et vise à restaurer la confiance avec les partenaires sociaux et institutionnels. « Elle traduit la volonté ferme de garantir une gestion rigoureuse des ressources et de créer un environnement de travail serein et motivant », souligne la note.

Cette annonce intervient toutefois dans un climat de forte tension sociale au sein de la RTS. Les syndicats représentatifs, notamment le SYNPICS et le SYNPAP, continuent de dénoncer un mode de gestion qu’ils qualifient de « solitaire, opaque et clientéliste ».
Les travailleurs pointent en particulier des zones d’ombre dans l’attribution de certains marchés publics, citant notamment le dossier du « Village de la CAN », dont la gestion aurait été confiée, selon eux, à un proche du directeur général, dans des conditions jugées peu transparentes. Une situation qui maintient le front social sous tension, malgré les annonces de la direction.










