*Par Babou Birame Faye*
Ce dimanche 18 janvier 2026, le Sénégal et le Maroc se retrouvent pour une finale de Coupe d’Afrique des Nations aux allures de sommet tactique et symbolique.
Plus qu’un simple match, cette affiche oppose deux visions abouties du football africain moderne : la solidité et la gestion des temps du Sénégal, face à la maîtrise technique et collective du Maroc, pays hôte.
Champion d’Afrique en 2022, le Sénégal avance avec l’assurance tranquille d’un groupe rompu aux grands rendez-vous. Les Lions de la Teranga s’appuient sur une organisation défensive rigoureuse, un milieu de terrain combatif et discipliné, et une capacité redoutable à se projeter, rapidement, vers l’avant. Leur véritable force réside dans la gestion des temps forts et des temps faibles, une qualité, souvent, décisive dans les finales où l’émotion peut, vite, brouiller les repères.
Face à eux, le Maroc incarne une équipe sûre de ses principes. Les Lions de l’Atlas aiment contrôler le ballon, imposer le tempo, jouer entre les lignes et désorganiser l’adversaire par la circulation rapide. Portée par un public acquis à sa cause, la sélection marocaine dispose d’atouts réels. Mais, une finale à domicile est aussi un piège subtil : la pression populaire peut devenir un poids, l’envie de trop bien faire une faiblesse, et la maîtrise se transformer en précipitation.
La clé de cette finale se situe, comme souvent, au milieu de terrain. Le duel entre l’impact sénégalais et la maîtrise marocaine déterminera le rythme du match.
Le Sénégal cherchera à exploiter les transitions rapides, notamment, dans le dos des latéraux marocains, tandis que le Maroc tentera d’étouffer son adversaire par la possession et le contrôle du jeu. Dans une telle finale, qui s’annonce fermée, intense et tactiquement verrouillée, les occasions peuvent être rares. Un coup de pied arrêté, une erreur individuelle ou une inspiration de leader pourrait faire basculer le destin du trophée.
Mais, au-delà des schémas et des statistiques, cette finale est un test de sang-froid. Elle ne se gagnera ni dans le bruit des tribunes, ni sur les réseaux sociaux, ni dans les discours d’avant-match. Elle se gagnera dans le silence des décisions justes, dans la capacité à rester fidèle à son identité sans céder à la pression artificielle.
Le Sénégal, lui, n’a pas besoin de promesses excessives, ni d’artifices psychologiques. Il a déjà l’essentiel : l’expérience, la sérénité et la culture de la victoire. Cette équipe sait défendre, souffrir, attendre, puis, frapper au moment opportun. Elle n’a pas besoin de dominer pour gagner. Elle sait que le football se décide souvent sur un détail : un duel gagné, une transition bien menée, une lucidité au bon moment.
Le Maroc a de grandes qualités, personne ne les conteste. Mais, le Sénégal avance sans complexe, conscient que les finales se jouent avec la tête froide et le cœur chaud. Si le Maroc cherche à imposer le jeu, le Sénégal cherchera à imposer la vérité du match. Et en finale, cette vérité est souvent cruelle pour celui qui oublie l’essentiel.
Dimanche soir, l’Afrique connaîtra son champion. Celui qui saura rester fidèle à son ADN, gérer la pression et maîtriser ses nerfs soulèvera la Coupe. Une chose est certaine : cette finale se gagnera avec la tête, pas avec la pression.
Alors, souhaitons bonne chance aux Lions du Sénégal.
Que la lucidité, le courage et l’esprit de champion les accompagnent jusqu’au bout.
Allez les Lions !
*BBF*
#gogainde #Sénégal










