En décodé, Alioune Ndao, l’ancien Procureur Spécial près la Cour de répression de l’enrichissement illicite a dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Son coup de gueule, lors du séminaire de l’Ums résonne encore sur les oreilles de l’assistance. Sur Facebook, c’était la guerre des maux entre le ministre de la Pêche Alioune Ndoye et Birahim Seck du Forum Civil.
ALIOUNE NDAO, SEVERE REQUISITOIRE AUX MAGISTRATS

«Nous sommes tous d’accord que oui avec les derniers événements survenus dans le pays, la justice sénégalaise a traversé et traverse encore l’une des pires crises de son histoire. De mémoire, cette justice n’a jamais été aussi attaquée, vilipendée et discréditée lors de ces événements. C’est la première fois que des attaques physiques portant sur des juridictions ont eu lieu au Sénégal. Mais comme on le dit y’a jamais de fumée sans feu. Et comme l’a dit certains qui sont passés avant moi il y’a un réel manque de confiance entre la justice et le justiciable. C’est une preuve de cécité en essayant de nier ça. Lors du dernier symposium on parlait de malaise au sein des magistratures. Malheureusement certains magistrats qui étaient présents ont essayé de nier l’existence de ce malaise. Maintenant on est plus au stade du malaise, on est au stade de la crise. il est temps que les acteurs de la justice se rendent compte dans quelle situation est la justice sénégalaise. Car à force de bander les yeux, et de refuser de regarder la réalité, la situation s’empire davantage.
Et le reproche récurrent est que dans le traitement de certains dossiers importants et qui intéressent le pouvoir exécutif, la justice n’a pas su assurer pleinement son devoir d’indépendance à l’endroit de ce dernier. A dire vrai, le plus souvent est fondé. Et sur ce plan-là, il arrive que la justice manque à son devoir d’indépendance. Pas tout le temps, parce qu’il y a une centaine de dossiers qui sont traités en toute indépendance, en toute sérénité en toute transparence. Mais comme l’avait dit quelqu’un à Assane Dioma Ndiaye ce sont les 5% qui constituent le nombre de dossiers importants du volume d’affaires traitées dans les juridictions. Et Assane Dioma Ndiaye avait répondu que les 5 % sont ceux qui sont dans les chars de combat avec les policiers et se lancent des lacrymogènes dans la foule. Et ces 5 % qu’on le veuille ou non constituent la figure de la justice parce que c’est dans ces dossiers qu’on voit en la justice une attitude pas digne par rapport à l’attente des justiciables.
Le pouvoir exécutif s’obstine dans son refus d’apporter les réformes nécessaires pour consolider de manière définitive une indépendance de la justice. Certes ce pourvoir exécutif en la personne du président de la République et de son ministre de la Justice qui font toute velléité sur l’Indépendance de la justice. Mais il faut que certains magistrats se laissent faire pour sortir avec une promotion, soit pour se taire et jouer le jeu de l’exécutif. Mais l’Union des magistrats se doit de les identifier et de les dénoncer définitivement.»
GUERRE DES MOTS ENTRE ALIOUNE NDOYE ET BIRAHIM SECK

Querelle de chiffonniers entre Birahim Seck du Forum Civil et Alioune Ndoye. Tout est parti de l’arrêt des travaux d’un marché de 7 milliards de FCfa sur la brèche de Saint-Louis par une entreprise chinoise a donné lieu à une passe d’armes violente entre le ministre des Pêches Alioune Ndoye et le coordonnateur du Forum civil, Birahim Seck.
Après la sortie du ministre annonçant une suite judiciaire à cette affaire tout en demandant que cette société soit définitivement écartée de la commande publique au Sénégal, Birahim Seck a exprimé son scepticisme sur sa page Facebook. Pour lui, tout n’a pas été dit par la tutelle.
« Une entreprise chinoise ne renonce pas aussi facilement à un marché. Le ministère de la Pêche ne peut pas se limiter à évoquer une « déception ». Il nous doit des explications objectives. Une brèche qui a fait 480 morts depuis 2003 n’est pas un jeu. Nous sommes dans le contractuel », interpelle-t-il.
Une sortie peu appréciée par Alioune Ndoye qui entendait le faire comprendre à Birahim Seck. Sur sa page Facebook, il a vigoureusement répliqué taxant Birahim Seck de malhonnête et l’invitant à dire pour « quel gourou » il travaille et d’où viennent ses finances.
«Finalement de qui est-il le porte-voix ce monsieur ? Avec une malhonnêteté évidente dans la démarche car ne se faisant aucun scrupule quand il s’agit de jouer sur les suspicions pour donner sens à sa mission. Il est clair que monsieur Seck ne s’intéresse nullement à la vérité, ne se renseignant jamais avant de jongler avec le discrédit, surtout pour les dossiers les plus évidents et qui ne demandent aucune expertise pour leur compréhension.
Puisqu’il aime interpeller au nom du peuple, qu’il s’exerce au nom de ce même peuple à ce simple jeu de transparence en nous disant à la solde de quel gourou est-il et les sources de ses financements.
Heureusement que nous avions reçu les vrais acteurs de St-Louis le vendredi 19 mars 2021 pour les informer, avant cette malheureuse sortie qui annonce sûrement un autre séminaire dans les riches hôtels de la place avec toujours le financement de ses commanditaires à justifier. Respectons nous un peu, et privilégions la vérité … », s’emporte Alioune Ndoye.
Un ton sec et des mots durs qui n’ont pas empêché le coordonnateur du Forum civil à revenir à la charge. Birahim Seck invite le ministre, connu pour être impulsif, selon lui, à maîtriser son tempérament. Il lui suggère de descendre sur le terrain de la reddition des comptes en lieu et place des attaques personnelles.
« Monsieur le Ministre, Alioune Ndoye, neutralisez votre courroux débordant et légendaire car, l’exigence de reddition des comptes techniques et financiers dans cette affaire de brèche mortelle a de beaux jours devant nous.
Pour une fois, Monsieur le Ministre, soyez à la hauteur de votre mission. Les attaques personnelles me laissent toujours de marbre. Jusque tard dans la soirée, personne ne sait qui a mis KO l’autre…
GAMBIE ET COMORES QUALIFIES A LA CAN 2022
Les équipes de la Gambie et du Gabon se sont qualifiées à la CAN 2022, après avoir battu respectivement celles de l’Angola (1-0) et de la République démocratique du Congo (3-0). Les Iles Comores sont aussi qualifiés pour la première fois de leur histoire. Les Comoriens ont décroché le point qui leur manquait en faisant match nul 0-0 face au Togo, dans le groupe G des éliminatoires pour la Can 2021.
Avec sept points chacune, avant cette 5-ème journée, les deux équipes comptent désormais 10 points et ne peuvent être rejoints par la RDC (6 points) à une journée de la fin des éliminatoires.
Si pour les Panthères du Gabon, c’est un retour à la CAN après avoir raté l’édition précédente, c’est une première pour la Gambie.
Le football gambien qui avait fait son retour à la CAN U20 après un passage à vide datant de 2007, valide la bonne santé de son football à travers cette qualification historique.
L’unique but gambien a été marqué par l’attaquant Assan Cesay, un ancien du Casa Sports et de Niary Tally qui évolue depuis en Suisse.
Avant la Gambie, les Comores avaient aussi validé leur première qualification historique.
vec ces deux sélections, cela fait neuf pays déjà qualifiés avec le Cameroun (pays hôte), le Sénégal, la Tunisie, l’Algérie, le Mali, le Burkina Faso et la Guinée.
Depuis l’édition 2019, la CAN se joue avec 24 nations.
Les deux dernières journées des éliminatoires de la CAN 2022 débutées ce jeudi, prendront fin le 31 mars prochain.