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Elle rêve simplement de marcher normalement et de poursuivre ses études. Mais pour Binta Baldé, 17 ans, originaire de Salikégné dans la région de Kolda, chaque jour est un combat contre la douleur. Depuis l’âge de 4 ans, cette adolescente vit avec une jambe anormalement enflée. Aujourd’hui, l’urgence est réelle : sans une intervention chirurgicale rapide, elle risque de perdre progressivement l’usage de sa jambe.
L’histoire de Binta est celle d’une famille démunie, confrontée à une maladie dont elle ne peut assumer les coûts. Malgré treize longues années de souffrance, les parents de la jeune fille n’ont jamais cessé d’espérer une prise en charge qui lui redonnerait une vie normale.**
C’est grâce à l’engagement de Rouguiatou Diallo, membre fondatrice de l’Association pour le Développement de Salikégné, que le cas de Binta est aujourd’hui porté sur la place publique.
« Je suis désespérée par la situation de cette jeune fille. Depuis l’âge de 4 ans, elle souffre de cette maladie. Ses parents n’ont pas les moyens de la soigner », témoigne-t-elle avec émotion.
Les nombreuses démarches entreprises jusque-là n’ont malheureusement pas permis d’apporter une solution. Deux biopsies réalisées à l’hôpital régional de Kolda n’ont donné aucun résultat concluant, tandis que la jambe de Binta continue de grossir, aggravant chaque jour son état.
Malgré cette lourde épreuve, la jeune fille refuse d’abandonner ses études. Courageuse, assidue et pleine d’espoir, elle continue de fréquenter l’école, portée par le rêve d’un avenir meilleur.
Déterminée à lui venir en aide, l’Association pour le Développement de Salikégné a organisé son évacuation vers Dakar, où Binta a été reçue à l’Hôpital Idrissa Pouye. Les examens effectués sont rassurants sur un point essentiel : l’intervention chirurgicale est bel et bien possible.
Cependant, alors que l’opération devait avoir lieu, le rendez-vous a été reporté au 21 octobre, une échéance jugée beaucoup trop lointaine. Pour l’association, ce nouveau délai compromet sérieusement les chances de Binta de reprendre les cours dans de bonnes conditions à la prochaine rentrée scolaire.
Face à cette situation, un appel solennel est lancé aux autorités sanitaires, aux partenaires sociaux, aux organisations humanitaires, aux bonnes volontés ainsi qu’à toute personne sensible à la détresse de cette jeune fille.
Binta Baldé ne demande pas un privilège. Elle demande simplement une chance : celle d’être opérée à temps, de retrouver sa mobilité et de continuer à construire son avenir sur les bancs de l’école.
Aujourd’hui, son destin dépend de la solidarité de tous. Chaque jour qui passe compte. Chaque geste peut faire la différence. Ensemble, aidons Binta à retrouver l’espoir.
Abdoulaye WANDIANGA – Correspondant à Kolda
(En Relief)









