SEN KINKelibaa info
  • Kinkelibaa
  • Articles
    • Article du jour
    • Le saviez-vous
    • Lu pour vous
    • Opinions
  • Flash
  • Media-Tics
    • Découverte
    • Média
    • Tech
  • Memoires
    • Portrait
    • Reportage
    • Itv
  • Annonces
    • Nécrologie
    • Pub
    • Publireportage
No Result
View All Result
Sen Kinkelibaa info
  • Kinkelibaa
  • Articles
    • Article du jour
    • Le saviez-vous
    • Lu pour vous
    • Opinions
  • Flash
  • Media-Tics
    • Découverte
    • Média
    • Tech
  • Memoires
    • Portrait
    • Reportage
    • Itv
  • Annonces
    • Nécrologie
    • Pub
    • Publireportage
No Result
View All Result
Sen Kinkelibaa info
No Result
View All Result

Mamadou Moustapha BA: Sous la froideur des chiffres, une âme républicaine en or !

INFO KINKELIBAA #MTG by INFO KINKELIBAA #MTG
novembre 5, 2026
in A la Une
A A
0
Mamadou Moustapha BA: Sous la froideur des chiffres, une âme républicaine en or !
0
SHARES
4
VIEWS
Share on FacebookShare on Twitter

Par Ibrahima NDOYE
– Vice-Président Conseil Départemental Thiès

  • Ancien Ministre

C’est avec une immense douleur et une profonde émotion que je ravive présentement le souvenir de Mamadou Moustapha Ba, arraché à notre affection le 4 novembre 2024 à Paris.

Deux ans jour pour jour après son rappel à Dieu, son ombre s’est retirée des lambris de la République, laissant le Sénégal orphelin d’un fils émérite, d’un grand serviteur de l’État au parcours exceptionnel, et d’une âme d’une noblesse rare qui aura gravé ses pas dans le marbre de notre destin national.

Pour le pays, il restera l’éminent Ministre. Pour le cercle précieux de ses intimes, il demeure « Bosquier », ce brillant footballeur du Nioro natal dont l’agilité sur le terrain annonçait déjà la virtuosité du grand commis de l’État.

Pour ma part, j’ai eu l’immense honneur et le privilège de partager son quotidien de quartier à Sacré-Cœur durant quelques années.

C’était l’époque où, Directeur de la Coopération internationale au sein du Ministère de l’Économie et des Finances qu’il avait intégré en 1992, il gravissait un à un, avec une patience de bâtisseur, les échelons de la haute administration.

Au-delà des trajectoires professionnelles qui nous ont conduits à collaborer occasionnellement dans le secret des dossiers, il m’avait ouvert les portes de son amitié.

En le pratiquant plus ou moins régulièrement, j’ai pu déceler l’étoffe d’un orfèvre des chiffres, un magicien de la rigueur qui n’envisageait la science des finances que comme un sacerdoce entièrement voué à sa communauté.

En digne héritier spirituel de Maba Diakhou Ba, il s’est dressé tel un arbre tutélaire au cœur du Rip, faisant l’unanimité absolue autour de sa personne, portant en lui ce ciment invisible de notre sénégalité fait de retenue et de discrétion.

Durant une décennie entière, j’ai eu le privilège absolu de te côtoyer, d’avancer à tes côtés et de m’abreuver à la source de ton savoir. Tout ce que je sais aujourd’hui des notions et concepts de base de la haute finance, des arcanes des finances publiques plus exactement, je te le dois, Moustapha.

C’est sous ton aile que j’ai découvert les rouages subtils, les astuces et les techniques d’élaboration d’un budget d’État solide. Un budget que tu voulais toujours protecteur, conçu pour satisfaire, dans une proportion respectable et raisonnable, les aspirations légitimes de toutes les composantes de notre vie nationale.

Toutes ces connaissances précieuses, qui éclairent aujourd’hui ma compréhension des grands enjeux de la gouvernance, portent ton empreinte. Oui, j’ai énormément appris de toi.

À tes côtés, j’ai appris l’art de la nuance : relativiser, soupeser, et surtout me détacher des passions pour me forger une idée plus nette, plus juste, et fondamentalement collée à la réalité du terrain lorsqu’il s’agit de disserter sur les sujets sensibles de la gestion des ressources publiques. Tu n’enseignais pas seulement par les mots, tu transmettais ton savoir par l’exemple.

Quand le front social s’embrasait un tant soit peu ou que les syndicats menaient des actions de grève susceptibles de perturber la vie nationale, tu te dressais en rempart. Dans le contexte si lourd où la pandémie de la COVID-19 est venue s’ajouter aux turbulences politiques pour installer un climat de chienlit, ta présence s’est révélée salvatrice.

Toujours dans la plus grande discrétion, loin des caméras et du bruit, tu as su trouver tous les moyens imaginables pour apaiser les cœurs en certaines circonstances où tout semblait perdu. Sortant de ton chapeau de « génie-sorcier » que tu étais les solutions financières à même d’éteindre les incendies administratifs et sociaux, tu protégeais l’édifice républicain.

Ta baraka n’était pas simplement une arme de façade : elle était le fruit d’une alchimie rare entre une maîtrise technique absolue et une empathie profonde pour tes concitoyens.

Qu’ils soient chefs religieux, sportifs, personnalités politiques, hauts fonctionnaires, étudiants, artistes, agents de sécurité, officiers civils ou militaires, hommes, femmes, enfants, célébrités ou citoyens ordinaires, journalistes, ou encore collègues de travail, Moustapha Ba n’a jamais varié dans son comportement à l’égard de ses compatriotes.

Face à la diversité de notre tissu social, son âme est restée une et indivisible. Le sourire était le tout premier cadeau qu’il offrait à tout interlocuteur. C’était sa marque déposée, un pont de bienveillance jeté vers l’autre, la preuve éclatante qu’au sommet de l’État, il n’avait jamais oublié la chaleur et l’humilité de notre condition humaine commune.

Un jour illuminé, il m’est arrivé de lui demander en privé comment il parvenait à gérer un tel flot de sollicitations quotidiennes. Sa réponse fut implacable, assénée sur un ton d’une sincérité désarmante, les yeux grands ouverts :

« Ibrahima, si Dieu m’a doté de moyens suffisants pour satisfaire l’essentiel des besoins de ma famille naturelle, je ne vois pas pourquoi je devrais courir à remplir infiniment des comptes bancaires ou à me procurer des biens matériels incalculables. Je n’ai pas le droit de faire autre chose que de partager. C’est une obligation morale et un moyen de rendre grâce au Tout-Puissant qui m’a ainsi couvert de « soutoura ». C’est tout ! »

Ces mots transpercent encore le temps. Ils révèlent le cœur profond de l’homme, un être affranchi des futilités de ce monde, qui considérait sa position non comme un privilège, mais comme un instrument de justice divine et de solidarité humaine.

Plus d’une fois, pourtant, détaché des tâches professionnelles, loin de la lourdeur des arbitrages budgétaires qui t’arrachaient le sommeil, tu t’es adonné, à ma grande et belle surprise, à l’exercice des confidences sur ta vie familiale.

C’est en écoutant l’homme, le père, le fils, dépouillé des attributs du pouvoir, que j’ai véritablement compris que tu étais une créature exceptionnelle, bénie de Dieu, un homme pas comme les autres.

Les sacrifices énormes, surhumains, que tu as consentis pour t’occuper de ta mère alors frappée par la maladie, resteront à jamais gravés dans ma mémoire. Quoi de plus normal me rétorqueront d’aucuns certainement.

Allier les exigences écrasantes de tes charges à tes obligations parentales, faire inlassablement la navette entre le bureau et le chevet de l’hôpital dans des circonstances d’une extrême difficulté, constituait un modèle de dévouement filial qui m’avait littéralement impressionné.

Aux côtés des grands, nous apprend-on, veillent scrupuleusement les grandes dames, les âmes nobles. Et sur ce plan, rarement il ne m’a été donné d’entendre un témoignage aussi vibrant et poignant que celui que tu as fait devant moi sur ton épouse, la brave Yacine. Et Dieu sait que j’en ai eu tout au long de ma vie !

À travers tes mots, on devinait le pilier, la compagne des jours de tempête, celle qui partageait en silence le poids de tes sacrifices pour la République.

Mon esprit garde intact le souvenir de ces heures passées dans l’intimité de ton bureau, où se nouaient des dialogues profonds sur la gouvernance et l’avenir de la patrie.

J’ai vu l’artisan à l’œuvre, pensant les stratégies économiques au gré des orientations politiques, cherchant sans relâche à contenir les incommensurables attentes de nos populations, souvent au milieu d’une tempête internationale peu clémente pour les pays du Sud.

J’ai vu de mes propres yeux ce cœur battre au rythme exclusif de sa terre. Quand tu franchissais les portes de ton ministère à l’aube, les horloges perdaient leur droit : il était rare que tu retrouves ton domicile avant deux heures du matin. Combien de fois as-tu consumé tes nuits au bureau pour redresser des situations financières désespérées et préserver le devenir de cette nation ?

Tu te battais en silence, en bon soldat de la République, t’appliquant une discipline militaire de fer héritée de ton brillant passage au Prytanée Militaire de Saint-Louis, là où l’on apprend à servir sa patrie avec abnégation et dignité.

Les images de la levée de son corps à l’hôpital militaire de Ouakam, suivie de son inhumation à Nioro du Rip, cette terre historique qu’il chérissait tant, sont encore si vivaces dans nos mémoires. Rarement un cortège funéraire n’aura rassemblé autant de monde et de voitures.

Cette procession impressionnante, s’étirant avec solennité sur des centaines de kilomètres à travers le pays, n’était pas un simple au revoir. C’était le témoignage vibrant, physique et unanime du respect viscéral que le Sénégal tout entier portait à son grand commis. Chaque kilomètre de cette route disait la gratitude d’un peuple face au sacrifice d’une vie.

Le fleuve tranquille de ta générosité légendaire ne tarissait jamais. Ton travail colossal à la tête du ministère des Finances et du Budget n’était pas fait de lignes comptables froides ; tu y insufflais une profonde humanité, guidé par le souci constant de l’héritage que nous devrions laisser à la postérité.

C’est ce miroir d’or que tu laisses aujourd’hui en héritage aux jeunes cadres de notre haute administration.

Pour cette jeune garde de la Primature, de la Présidence et de tes ministères de cœur, tu fus une école vivante, un mentor bienveillant qui savait transmettre le culte du secret d’État et de la loyauté indéfectible.

Le baobab du Rip est tombé, mais ses racines retiennent encore la terre. Le grand soldat a rompu les rangs, laissant un vide immense sous l’arbre à palabres de la Nation, mais le flambeau que tu as allumé continue d’éclairer la marche de la relève.

Puisse le Tout-Puissant envelopper notre regretté « Bosquier » de Sa miséricorde infinie, panser nos nostalgies et lui ouvrir tout grand le Paradis céleste (Firdaws), à la mesure de ses veilles sacrifiées, de son amour absolu pour le Sénégal et de son éternelle noblesse d’âme.

Que la terre de Nioro du Rip te soit légère, mon cher ami et frère Moustapha. La Patrie reconnaissante garde à jamais ton nom gravé dans son cœur.

Par İ. NDOYE

Tags: hommageMamadou moustapha ba
ShareTweetSendShare
Previous Post

Me Yérim Thiam : le monde judiciaire perd une figure de son barreau

Related Posts

Démission de Mody Niang : «Raisons de santé» ou autre enjeu ?

by INFO KINKELIBAA #MTG
mars 26, 2025
0
Démission de Mody Niang : «Raisons de santé» ou autre enjeu ?

Mody Niang tourne une nouvelle page. Celui qui fut l’un des intellectuels les plus incisifs du paysage sénégalais a,...

Read more

2 policiers et un Asp arrêtés pour une histoire de drogue

by INFO KINKELIBAA #MTG
octobre 7, 2024
0
#SEN KINKELIBAA INFOS#,VENDREDI 19 MARS 2021

Read more

Elimane Diouf réélu Secrétaire Général de la CSA…

by INFO KINKELIBAA #MTG
septembre 30, 2024
0
Elimane Diouf réélu Secrétaire Général de la CSA…

La Confédération des syndicats autonomes du Sénégal- CSA- a brillamment réélu son Secrétaire Général Elimane Diouf à la tête...

Read more

Abbé André Ndiaye prédit la fin de règne de Sonko

by INFO KINKELIBAA #MTG
août 5, 2024
0
«SEN KINKELIBAA INFOS», LUNDI 8 MARS 2021

LA SIGNIFICATION DES MOTS MÉNÉ TÉKÉ OU PHARSI de l’abbé André NDIAYE Pour comprendre Méné téké ou pharsi, il...

Read more

Articles les plus lus

  • Un colonel à la retraite lance un appel patriotique au Président Macky

    Un colonel à la retraite lance un appel patriotique au Président Macky

    0 shares
    Share 0 Tweet 0
  • Sur « l’affaire Thélyson Orélien ». Par Mohamed Mbougar SARR

    0 shares
    Share 0 Tweet 0
  • Sénégal: 102 universitaires publient un manifeste

    0 shares
    Share 0 Tweet 0
  • Un général mauritanien «tortionnaire» recruté par l’Onu crée un malaise

    0 shares
    Share 0 Tweet 0
  • Pr Daouda Ndiaye, un marathonien du social

    0 shares
    Share 0 Tweet 0

Flash

Me Yérim Thiam : le monde judiciaire perd une figure de son barreau

Me Yérim Thiam : le monde judiciaire perd une figure de son barreau

by INFO KINKELIBAA #MTG
novembre 5, 2026
0

Me Yérim Thiam n’est plus. L’avocat est décédé ce mercredi en début d’après-midi à l’Hôpital Principal de Dakar. Le nom...

LE DROIT EST MORT, VIVE LA JUNGLE ?

Le camp Trump en déroute, les démocrates s’emparent du Congrès

by INFO KINKELIBAA #MTG
novembre 5, 2026
0

C'est officiel ! Les démocrates obtiennent aussi la majorité au Congrès avec 219 sièges conquis contre 126 pour les républicains....

PORTRAIT – Diagna Ndiaye, le mystère d’un homme de l’ombre

PORTRAIT – Diagna Ndiaye, le mystère d’un homme de l’ombre

by INFO KINKELIBAA #MTG
novembre 5, 2026
0

Insaisissable, peu disert et réfractaire aux projecteurs, Mamadou Diagna Ndiaye cultive l'art de la discrétion comme d'autres entretiennent leur notoriété....

OUVERTURE DES JOJ DAKAR 2026: QUI NE VOULAIT PAS ÊTRE SÉNÉGALAIS ?

OUVERTURE DES JOJ DAKAR 2026: QUI NE VOULAIT PAS ÊTRE SÉNÉGALAIS ?

by INFO KINKELIBAA #MTG
novembre 2, 2026
0

Par Babou Biram FAYE Certaines soirées dépassent le cadre d’un événement. Des instants où un peuple se découvre autrement, où...

Contactez-nous

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux

Facebook Twitter Instagram Whatsapp

Retrouvez-nous...

  • Mor Talla Gaye
  • Journaliste - Auteur
  • +221 76 320 81 81
  • [email protected]

La petite histoire...

Kinkelibaa.Info est parti de l’idée généreuse de faire une revue de presse chaque matin, et de la partager avec nos amis, principalement ceux qui sont sur Facebook et WhatsApp. Nous avons décidé de passer à l’étape supérieure en créant cette plateforme pour sortir des sentiers battus, et être plus proches de vous !

© 2021 Sen Kinkelibaa info – by Wordy.

No Result
View All Result
  • Kinkelibaa
  • Articles
    • Article du jour
    • Le saviez-vous
    • Lu pour vous
    • Opinions
  • Flash
  • Media-Tics
    • Découverte
    • Média
    • Tech
  • Memoires
    • Portrait
    • Reportage
    • Itv
  • Annonces
    • Nécrologie
    • Pub
    • Publireportage

© 2021 Sen Kinkelibaa info - by Wordy.